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Réalisation · Outil pour investisseurs

Lecteur de decks

Un outil pour investisseurs. Vous lui donnez le deck d'une startup, il vous rend ce qui manque dedans et les questions à poser au fondateur avant l'appel. Jamais un avis sur l'investissement.

Deck de démonstration 100 % fictif, mécanique réelle.
Vidéo de démonstration à venir

Un deck arrive. Vous le feuilletez sur le téléphone, entre deux choses. Une équipe qui a l'air solide, un marché qui sonne gros, une jolie courbe. Vous retenez l'énergie du fondateur et deux chiffres. Ce que vous ne retenez pas, c'est ce qui n'y est pas.

Et c'est ce qui compte : combien d'utilisateurs ont été interrogés, qui est à temps plein, ce qui a été testé puis abandonné, d'où sort le chiffre de la page 5. Vous poseriez toutes ces questions si vous aviez une heure par deck. Vous avez dix minutes.

Le lecteur les pose à votre place. Il vous rend un rapport, posé à côté du deck : ce qui manque, ce qui ne tient pas, et les questions à poser au fondateur avant l'appel.

Pourquoi les trous sont invisibles

Un deck est fait pour montrer ce qui va bien. Le fondateur y a passé des semaines, chaque page a été retravaillée pour convaincre. Les trous sont entre les pages, et à l'œil nu, on ne les voit pas.

Quand la boîte a déjà des clients, au seed, le problème change de forme. Il y a des chiffres, et un chiffre sur une page rassure : un revenu mensuel, un taux de rétention, quatre clients nommés. Ce que la page ne dit pas, c'est d'où il sort, et s'il tient encore quand on ouvre l'export de facturation.

En série A, il y a un ou deux ans de chiffres, et la question change encore. Plus « est-ce que quelqu'un paie », mais « est-ce que la machine se répète » : le prochain client coûte-t-il le même prix que le dernier, rapporte-t-il autant, signe-t-il sans le fondateur dans la pièce ? Ça ne se lit pas sur une page. Ça se lit dans un P&L mensuel et dans des cohortes.

Ce que fait le lecteur

Un PDF entre, un rapport sort. Entre les deux, onze étapes, chacune isolée des autres pour que l'IA ne puisse pas inventer ce qui manque. À droite, le rapport d'un deck fictif se remplit au fil des étapes.

Vous donnezdeck.pdfet, dès le seed, les documents qui appuient ses chiffres
Vous recevezdeck.reading.pdfet la même lecture en markdown, posés à côté du deck sur votre disque
  1. D'abord, pour tous les decks
    1. Le PDF est transcrit page par page, et chaque phrase garde son numéro de page. C'est ce qui permet de citer.

      En-têtepreseed-deck.pdf · 12 pages · lu le 2026-09-08Extraits vérifiés contre la couche texte du PDF
    2. Secteur, modèle économique, stade annoncé, chacun avec sa citation. Le stade choisit la liste de questions : 24 avant les premiers clients, au pre-seed, 26 quand il y en a, au seed, 32 en série A. Avant les clients, on cherche ce que le fondateur a appris du terrain. Après, qui paie et qui revient. En série A, si la machine se répète. Le modèle économique retouche la liste : une marketplace, un hardware ou une biotech n'ont pas les questions d'un SaaS. Un deck plus avancé est refusé en une ligne.

  2. si série ASi elle lève une série A, il exige les pièces avant de lire
    1. Toujours les six mêmes : le P&L mensuel sur 24 mois, les cohortes sur 12 mois et plus, l'export CRM avec le pipeline pondéré, la table de capitalisation, le modèle financier sur 3 ans, les contrats des 10 premiers clients. Chaque annexe reçue est rangée dans l'une des six cases, avec une citation que le code vérifie. Un document manquant, ou trop court, et il s'arrête là : pas de lecture, mais le mail qui le demande, document par document. Il n'y a pas de seuil de couverture, la liste est la porte.

  3. si seed ou série ASi la boîte a des clients, il vérifie ses chiffres
    1. Chaque énoncé vérifiable, un par ligne : chiffres, clients nommés, concurrents, fondateurs, levées passées. Page et citation à chaque fois.

    2. Export de revenus, cohortes, modèle financier, cap table : chaque chiffre du deck est cherché dedans. Moins de 25 % d'écart, noté sans pénalité. Jusqu'au double, une question pour l'appel. Au-delà, flagrant. Sans documents, il s'arrête et rédige le mail qui les demande au fondateur.

    3. Uniquement pour ce qu'un document ne peut pas trancher : un client nommé, un concurrent, le parcours d'un fondateur. Il cherche pour et contre, et ne conclut qu'avec deux sources indépendantes. Sinon il écrit « invérifiable » et n'invente rien. En série A, il regarde aussi les avis publics, les offres d'emploi ouvertes et le profil LinkedIn de chaque recrutement clé annoncé.

    4. Avant de crier au faux, une seconde IA, qui n'a rien vu du reste, cherche une explication honnête : une date, une unité, un périmètre. Si elle en trouve une, ça devient une question pour l'appel. Sinon il s'arrête et vous montre les sources des deux côtés. Tout ce qui a été lu reste dans le rapport, et c'est vous qui décidez.

  4. Puis, pour tous les decks
    1. Les questions sont groupées par thème : équipe, marché, preuves, argent. Chaque thème est lu par une IA qui ne voit que ses questions. Impossible d'excuser un trou côté équipe avec une belle phrase côté marché. Chaque réponse vaut trouvée, partielle ou absente, avec la page et la citation exacte. Une citation qui n'est pas mot pour mot dans le deck est rejetée. Un chiffre qui n'est pas sur une page n'existe pas.

    2. Sur les questions limites, deux lectures d'un même deck ne tombent pas toujours d'accord. Quand le résultat tombe dans la zone grise, entre 65 et 80 %, il relit deux fois de plus et garde la réponse majoritaire. Les désaccords restent marqués dans le rapport.

  5. si série ASi c'est une série A, il pose les ordres de grandeur à côté
    1. Pour le modèle et le stade, des ordres de grandeur publics, chacun avec sa source et sa date : ce que vaut une rétention nette, un délai de récupération du CAC ou un burn multiple en série A. Ils s'affichent à côté du chiffre du deck et n'entrent jamais dans le score. Quand aucune source datée n'existe, la case reste vide.

  6. Enfin, pour tous les decks
    1. Le score, c'est la part des questions auxquelles le deck répond, chaque thème pesant selon le stade : avant les clients, l'équipe et le terrain comptent le plus ; après, la traction et l'économie ; en série A, l'économie unitaire et la rétention nette. Le rapport est rédigé par une IA qui ne voit que les réponses, jamais le deck. Elle ne peut pas se laisser séduire par une belle page 3.

Les poids et le calcul, stade par stade

Le calcul tient en trois lignes, et c'est du code qui le fait. Par question : trouvée vaut 2 points, partielle 1, absente 0, multipliés par le poids du thème. Par thème : les points obtenus sur le maximum possible, en pourcentage. Global : la moyenne des thèmes, pondérée par leur poids. Un thème sous 50 % passe en rouge et produit une question pour l'appel, pas un jugement.

Ce qui change d'un stade à l'autre, c'est ce qui pèse. Les poids sont publics, datés, et ils bougeront aux premiers bilans.

24 questions

Pre-seed

Qu'est-ce que le fondateur a appris du terrain ?

Pre-seedPoidsPart du score
AProblème et terrain321 %
BPreuves321 %
CÉconomie17 %
DMarché et moment214 %
EÉquipe321 %
FArgent et prochaine étape214 %
26 questions

Seed

Qui paie, et qui revient ?

SeedPoidsPart du score
AProblème et client213 %
BTraction320 %
CÉconomie320 %
DMarché et concurrence213 %
EÉquipe213 %
FArgent et prochaine étape213 %
GRéférences17 %
32 questions

Série A

Est-ce que la machine se répète ?

Série APoidsPart du score
AProblème et client212 %
BTraction212 %
CÉconomie unitaire318 %
DRétention nette318 %
EMarché et concurrence212 %
FÉquipe212 %
GArgent et prochaine étape212 %
HRéférences16 %

Le bloc du modèle économique retouche ces poids : une biotech met la traction à 0, un hardware double l'économie.

Ce que vous recevez

Un rapport, en PDF et en markdown, posé à côté du deck sur votre disque. Dedans : une barre par thème. Question par question, la réponse, la page, l'extrait. Les trois manques principaux, classés par poids. Puis les questions pour l'appel, formulées comme telles : « Lena et Marc travaillent-ils à temps plein sur Gantrix, et depuis quelle date ? »

Si la boîte a des clients, s'y ajoutent chaque chiffre du deck avec ce qui le confirme ou le contredit, les écarts à creuser en appel, et le mail tout rédigé pour demander les documents manquants. Vous l'envoyez, ou pas. En série A, chaque chiffre a son repère à côté, source et date comprises.

Ce qu'il ne fait pas

Il ne dit pas s'il faut investir. Le score mesure si le deck répond aux questions, pas si la boîte est bonne. Un deck complet peut décrire une mauvaise entreprise, et un fondateur qui présente mal n'est pas un fondateur qui n'a rien fait. Ça, seule une conversation le distingue.

Il n'invente rien. Les seuils, le calcul du score et le contrôle des citations sont faits par du code, pas par une IA. Il ne bloque une lecture que sur une contradiction prouvée, jamais sur un flou. Il n'envoie jamais le mail. Rien ne quitte votre disque, sauf les recherches web, qui portent le texte de l'affirmation et jamais le deck.

Il a des limites, et elles sont écrites. Un texte qui n'existe que dans une image ou un graphique ne peut pas être cité : il compte comme absent. Un client sans trace publique est invérifiable, pas contredit. Les seuils sont un premier réglage, public, et ils bougeront.

Les questions sont datées, publiques, et chaque lecture est conservée. À dix-huit mois, on regarde ce que sont devenues les boîtes, et on publie le résultat, flatteur ou non.

Voir le code sur GitHubLire les questions pre-seed, seed et série A

CE GENRE DE LECTEUR, SUR VOTRE DEALFLOW

Vos questions ne sont pas les miennes ? Le mécanisme est le même, on y met les vôtres. On regarde ce que ça donnerait sur vos decks ?

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